Dame Olga jubile. Le soleil des Baléares l’a redynamisée,
lui offrant un teint délicatement cuivré. Albine, son nouveau serviteur vient
de remplir deux coupes de champagne pour Madame et son amant.
― Comme c’est agréable d’arriver chez soi et se faire servir
par une gentille lopette, polie… et nue, juste vêtue de sa petite cage de
métal !
Albin a rencontré Olga et Carlos à une soirée privée du Cap
d’Agde où il se trouvait en qualité de serveur. La connexion avec Dame Olga se
plaça d’emblée sous le sceau de l’évidence. Olga comprit vite de quoi il était
question. Madame attire aussi les soumis, les vrais, ceux prêts au sacrifice
pour la seule joie de souffrir et servir. En fin de soirée, Madame accorda à Albin le privilège de
venir assister à ses ébats amoureux. Quand il révéla au couple qu’il portait à
l’année une cage de chasteté, Madame lui indiqua qu’elle l’avait pressenti tout
de suite comme « Albine », une soumise dans un corps masculin née pour
vénérer et en baver. Les amants allaient partir bientôt pour Ibiza. Dame Olga
fit le choix de confier à cette recrue ses clés de maison (en échange de celles
de sa cage) pour qu’il l’attende sagement sur place à une date fixée, prêt à
servir. Dès le lendemain, Albin décida de venir vivre à Aix en Provence,
prendre une chambre près de sa future Maitresse pour être à sa disposition. En
attendant, il avait obtenu la permission de squatter chez elle. Le mari de Dame
Olga, quant à lui, se trouvait loin du sud, en vacances avec leurs enfants afin
de laisser à son épouse le champ libre pour qu’elle puisse vivre un épisode
torride avec Carlos, son amant africain.
Madame part se relaxer sous la douche et ne tarde pas à
revenir vêtue d’un déshabillé noir transparent et chaussée de tongs à talons
compensés. Tous les aspects les plus affolants de sa personne sont mis en
valeur pour exciter la libido de son homme mais sans la moindre pitié pour le
serviteur abstinent.
― Comment me trouves-tu, mon larbin ?
― Magnifique… Comme toujours. Les chaussures te… vous
donnent beaucoup d’allure, Madame. Je tiens à devenir le principal fournisseur
des frivolités de Madame. Dit Albine d’une voix légèrement étranglée par
l’émotion.
― Je n’en doute pas, salope… Je suis très heureuse de
l’accueil que tu nous réserves chez moi. Tu m’impressionnes ! Pour tout te
dire, j’ai pris un risque à te confier les clés de mon domicile, mais voilà, je
sentais que c’était possible et je ne suis pas déçue… Ça te plairait de me passer
de l’huile sur les jambes ? Demain nous ferons mon vernis et nous verrons
pour ta petite affaire en cage.
Dame Olga secoue la petite clé accrochée à son collier. Elle
s’assoit sur une chaise de la cuisine. Albine fait couler de l’huile dans sa
paume de main et commence à masser les jambes de sa Maitresse, pendant que
Monsieur se dirige à son tour vers la salle de bain.
― J’ignore si vous le sentez, mais j’ai vraiment fait du
chemin depuis la dernière fois… Cette place de serviteur me motive énormément.
La démonstration que vous m’avez fait à Ibiza, même si elle était rude, m’a
convaincu.
― Je t’ai dit ma façon de penser, c’est tout ! Sans chercher
à te ménager. J’ai préféré être claire avec toi… Je n’en reviens pas ! Et tu me
vouvoies maintenant ?
― Oui, vous me l’avez demandé à Ibiza
― C’est vrai… c’est plus juste.
Dame Olga écarte les cuisses pour faciliter le passage des
mains d’Albine qui aperçoit les lèvres roses du sexe de Madame. Légèrement
écartées, elles semblent lui sourire, délicatement, mystérieusement, comme
celles de Mona Lisa.
Monsieur revient de la douche, nu, sans dissimuler son
membre épais d’homme véritable, de guerrier camerounais. Dame Olga fait
connaître les intentions d’obéissance du serviteur à son homme tout en le
masturbant doucement. Le couple s’embrasse tendrement, Albine admire bientôt le
membre qui durcit plein d’une puissante autorité sous l’effet des mains de
Madame.
Le larbin sert une autre coupe au couple Alpha.
― Masse les pieds de Monsieur, pétasse, il le mérite bien
après ce voyage. Regarde comme sa queue est puissante, son torse magnifique,
c’est lui le seul mâle ici, ne l’oublie jamais !
― Bien sûr que non, Madame. Répond Albine, fasciné par la
main de Madame qui glisse souplement sur le membre de l’Homme de la maison.
Madame lui demande d’aller préparer le repas. En réalité, Albine a
commandé des sushis, connaissant déjà les préférences de Madame.
Après le diner, Dame Olga manifeste le désir de rejoindre la
chambre. Monsieur souhaite passer un moment sur son ordinateur, avant de la
rejoindre.
― Accompagne-moi, Albine.
Elle ferme la porte de la chambre.
― Retire mes chaussures… Masse-moi un peu les orteils.
Le serviteur retire les tongs à talons compensés de sa
maitresse. Le parfum des pieds de Madame lui caresse perfidement les narines.
Une chaleur a soudainement envahi sa micro cage de chasteté, un filet clair
s’échappe du bout de son petit gland rose, mais il reste impassible.
― Au Cap, je t’ai laissé dormir au pied du lit, c’était
nécessaire, je voyais ça comme une initiation, pour nous trois… Seulement, je
crois qu’il est bon de revenir à une situation plus « normale » :
continue de dormir dans notre chambre d’amis. Malgré tout, la porte de la mienne
sera entrebâillée ce soir. Tu pourras nous regarder discrètement. Il est même
important que tu puisses assister à mon bonheur, puisque tu en seras un des artisans ?
― Merci Madame… Pour le reste des privilèges?
― Rien ne change. Nous verrons ça demain.
― Je n’ai pas éjaculé depuis un mois, Maitresse… Dit Albine,
d’un ton implorant.
― Ne commence pas, salope! Répond Madame avec sévérité.
Elle lui crache plusieurs fois sur le visage, puis, de son pied nu, elle étale la
salive sur le visage du martyr en le giflant de sa plante de pied.
Monsieur entre dans la chambre, il rit en découvrant son
amante qui piétine sans pitié ce blanc freluquet. Carlos se déshabille pour se poser sur le
lit, imposante statue d’ébène, masculin à l’extrême, fait pour rendre les
femmes heureuses. La Déesse congédie la soumise. Albine se prosterne alors
devant le lit pour souhaiter bonne nuit aux Dieux.
― Allez bouffonne ! Sors vite d’ici et emporte mes
chaussures.
Le larbin sort à quatre pattes en tenant entre ses dents les
chaussures de Madame. Ce départ insolite déclenche cette fois l’hilarité des deux amants.
Sous la lumière dorée de la lampe du bureau de la chambre
d’ami, les tongs compensées irradient de leur sublime supériorité. Avant de faire quelques
photos, Albine les respire dévotement, inhalant la semelle déjà imprégnée des
divines senteurs de Dame Olga. Puis, il nettoie de sa langue les parois de
liège et la semelle extérieure. Sa cage est comme liquéfiée par ce rite
magique.
Les soupirs de maitres attirent bientôt son attention. « Notre
relation me semble exiger plus de rigueur, je ne devrais plus me laisser aller
au voyeurisme, même si Madame est d’accord… » Les soupirs se transforment en
cris rauques, Albin part discrètement vers la chambre. Incapable de résister à
cet appel du monde Alpha.
Olga s’est mise à répéter en boucle : « C’est
bon…Comme c’est bon par le cul… »
En témoin pétrifié, Albine contemple le sexe de Monsieur qui
circule librement entre les fesses écartelées d’Olga. Sa belle chatte épilée n’est
pas délaissée pour autant. L’amant passe d’un orifice à l’autre, suivant son
inspiration. Il pousse bientôt un long râle avant de déverser son foutre dans
l’anus de Madame. Albin rejoint alors son lit, hagard et frustré comme jamais.
Le lendemain, Monsieur part vers onze heures. Peu de temps
après, Dame Olga fait son apparition, drapée dans un magnifique peignoir rose
satiné.
― Madame a bien dormi ?
― Très bien, je me suis tellement bien fait baisée, ça
remplace grave la tisane pour dormir dit Madame avec un sourire
sarcastique ! Et toi cochonne ?
― J’ai eu du mal à m’endormir.
― Tu m’étonnes ! Tu nous as regardés hier ?
― Oui…
― C’était comment ?
― Très intense…Votre « façon d’aimer » semble
réussir à Madame.
― Oui, la sodo avec Maitre Carlos devient une vraie
drogue ! J’ai l’impression de ne rien avoir vécu avant ça… Parlons de toi,
quoi de neuf là-dedans ?
Dame Olga s’est approchée en pointant le doigt vers le
bas-ventre du larbin.
― Comme Madame le sait : Pas grand-chose depuis la
dernière fois, c'est-à-dire 30 jours.
― D’accord… On va rajouter 30 jours?
― Je vis déjà une grande frustration, Maitresse !
― Le contraire me
chagrinerait. Que fait-on ? Es-tu prête à la garder plus longtemps ?
J’aimerai vraiment que tu fasses cet effort pour moi.
Albin perçoit une lueur diabolique dans l’œil de sa
maitresse même encore voilé de sommeil. Cette suggestion le plonge dans une anxiété
et une excitation décuplée.
― Bien, Madame…Je… Je voudrais retirer ma cage pour faire un
état des lieux… Puis m’épiler.
― D’accord, d’accord… Sers moi mon petit déjeuner, ensuite
nous réglerons ce détail.
Tout semblait en place, sans écorchures ni hématomes, mais
engourdi, raide comme du caoutchouc froid. Albin s’est accroupi dans la douche,
il enduit ses testicules et la base de son sexe de mousse à raser. Le rasoir
glisse sans accro dans la neige onctueuse, Albine ne tarde pas à finir
glabre comme au jour de sa naissance. Madame inspecte, assise sur le bord de la
baignoire.
― On dirait un sexe de petit garçon ! Pas du tout sexy,
mais pour rester enfermé, c’est parfait?
Madame palpe minutieusement les parties génitales du larbin avec
dédain et curiosité. Ses ongles longs griffent les bourses et labourent le
gland. Albine au bord de la folie sent son pénis enfler.
― Oh, non ! Ne bande pas, ça va tout gâcher ! Passe de
l’eau froide dessus, vite ! Il n’est pas question de te masturber… Allez,
ouste ! Retour en cage. Ce serait dommage de gaspiller tous ces efforts
pour une misérable éjaculation ! ?
― Madame est-elle consciente de ce que demande ce
renoncement ?
Olga lui donne alors une solide paire de gifles.
― Pauvre pute, tu m’énerves ! Ne commence pas à
discuter ! Dans les harems on vous
coupait les testicules. Pour vivre en eunuque, tu ne dois plus éjaculer du
tout. Tu veux me faire plaisir !?
― Bien sûr, je ne suis là que pour ça, Madame.
― Alors sois très dévouée et n’éjacule plus. Reste pour moi
toute ta vie une bonne tarlouze tourmentée et zélée.
L’attitude inflexible de Dame Olga montre combien elle maitrise
son sujet. Elle a probablement épuisé autant d’hommes virils que torturé de
soumis !
La vaseline fait son œuvre. Albine nerveuse et très excitée
tente de maitriser son petit sexe qui rechigne à retourner en cage, sa place
naturelle, puis le cadenas métallique se referme pour une « durée
indéterminée ».